Plonger ou résister ? Vers des résidences indociles : la création en tension
La résidence artistique ne doit pas être l’alibi d’un système léthargique, mais le tremplin d’un nouvel imaginaire. À chaque génération, son besoin de rupture et d’autonomie : l’histoire récente des collectifs DIY, du son punk râpeux aux sound systems post-numériques, le prouve. Entre promesse d’autonomie radicale et risques d’institutionnalisation, la résidence reste l’endroit où l’indépendance se mesure au feu du réel.
La question, alors, s’inverse : moins « quelle résidence pour mon projet musical ? », que « quelle résidence bouleversera ma trajectoire d’artiste libre, aujourd’hui, demain, face à l’algorithme, l’hyper-marchandisation et la fatigue du bruit ? » – Là où subsistent encore, dans l’interstice, matière à rêver, à lutter, à créer vraiment.