La tentation de l’auto-édition à l’ère des plateformes
Le streaming a bousculé la donne, abolissant les murs des majors, offrant à chaque créateur une fenêtre sur le monde. Face au renouveau numérique, l’auto-édition devient tentante : publier sa musique, maîtriser son image, négocier ses droits. Sur le papier, la liberté est totale ; la réalité, nettement plus imprévisible.
En France, la part des œuvres auto-éditées explose. La SACEM estimait en 2019 qu’un tiers des nouvelles œuvres déposées provenaient de musiciens non signés chez un éditeur, un chiffre en forte croissance depuis la décennie précédente (SACEM). Aux États-Unis, selon Music Business Worldwide, plus de 60 000 nouveaux titres sont uploadés chaque jour sur Spotify, dont une majorité via des plateformes d’auto-édition comme TuneCore, DistroKid ou CD Baby.