Vers des droits plus justes dans le grand chaos du Web3 sonore ?
L’expérience NFT est un palimpseste d’utopies et d’incertitudes. Les droits des artistes s’y dessinent comme un spectre en mouvement, mi-lutte, mi-nostalgie du passé analogique. Si ces nouveaux totems numériques n’apportent, à ce jour, qu’une réponse partielle à la précarité des créateurs, ils imposent néanmoins à l’industrie l’urgence d’une refonte – plus transparente, équitable, lisible.
Le futur des droits musicaux dans la blockchain dépendra de l’appropriation technique, mais surtout d’un courage politique : celui de défendre l’indépendance des artistes, pas seulement par la technique ou la spéculation, mais par une vraie réflexion sur le droit et la valeur de l’œuvre dans l’économie du partage. Dans les prochaines années, la scène indépendante aura donc à imaginer d’autres formes d’union, d’autres codes, pour que la voix de chaque créateur ne soit pas, encore une fois, dissoute dans le bruit du progrès.